The illusion of control: Do we need dark infrastructures to address light pollution?

Co écrit par Samuel Challéat

Publié le 18 juin 2026 Mis à jour le 18 juin 2026

Cet article analyse de manière critique l’évolution de la Trame Noire vers une Dark Infrastructure comme outil de lutte contre la pollution lumineuse, en montrant que la volonté de rendre l’obscurité cartographiable et gouvernable peut simplifier excessivement les réalités nocturnes, et en plaidant pour des approches plus locales, adaptatives et centrées sur la réduction de la lumière à la source.

Cet article s'intéresse à l'un des principaux instruments aujourd'hui mobilisés pour répondre aux effets écologiques de la pollution lumineuse : la Trame Noire, et plus particulièrement à sa traduction récente sous la forme de Dark Infrastructure.

À partir de plus d'une décennie de recherches interdisciplinaires, de travaux de terrain et d'expériences de recherche-action, nous revenons sur la trajectoire qui a conduit la Trame Noire à devenir un instrument d'action publique de référence dans de nombreux territoires.

L'article s'inscrit plus largement dans les réflexions contemporaines sur le tournant infrastructurel des politiques environnementales, c'est-à-dire la tendance croissante à répondre à la complexité écologique par la production de nouvelles infrastructures destinées à rendre les milieux plus lisibles, plus cartographiables et plus gouvernables. Nous proposons une analyse critique de cette évolution.

Nous montrons notamment comment la volonté de rendre l'obscurité cartographiable, modélisable et gouvernable peut parfois conduire à simplifier excessivement les réalités écologiques, sociales et territoriales de la nuit.

L'article ouvre également la discussion sur des approches davantage situées, adaptatives et expérimentales de la gestion de la pollution lumineuse, centrées sur la réduction des émissions lumineuses à la source et sur la prise en compte des milieux nocturnes.
 

L'intégralité de l'article sur le site journals.sagepub.com