Interventions D'Arango Lopez, feu et catastrophes au Chili

Publié le 23 février 2026 Mis à jour le 23 février 2026
du 26 février 2026 au 12 mars 2026 Université Toulouse - Jean Jaurès
Amphi 3, bâtiment Olympe de Gouges.

Diego Arango Lopez, professeur de l'université de Talca, Chili, invité au département de Géographie aménagement environnement, donnera une conférence sur le thème "Le territoire en flammes. Une histoire du feu au Chili. XIX-XX siècles"

Diego Arango Lopez, professeur de l'université de Talca, Chili, invité au département de Géographie aménagement environnement, donnera le jeudi 26 février de 8h30 à 10h30 une conférence sur le thème "Le territoire en flammes. Une histoire du feu au Chili. XIX-XX siècles" en amphi 3, bâtiment Olympe de Gouges.
Il proposera également le jeudi 12 mars de 10h à 12h une intervention dans le cadre du master MEEF sur l'apprentissage des catastrophes au Chili (résumé ci-dessous) salle GS139, bâtiment Olympe de Gouges.

Intervention MASTER « Métiers de l'éducation et de la formation »

L’apprentissage des catastrophes au Chili.

Le Chili est un pays largement exposé aux aléas d’origine naturelle et anthropique. Outre les tremblements de terre qui affectent périodiquement le territoire national, l’activité volcanique y est permanente, et les pluies torrentielles peuvent être particulièrement destructrices lors des phases intenses du « phénomène El Niño ». De plus, des facteurs d’origine anthropique, tels que le changement climatique ou la transformation productive des territoires ruraux et forestiers, ont contribué à l’augmentation de l’intensité des aléas tels que les incendies et les sécheresses. Or, comprendre les processus de production et de consolidation de vulnérabilités transversales est fondamental pour améliorer les capacités locales de prévention, de survie et de reconstruction face aux catastrophes, en particulier pour les populations les plus vulnérables que sont les enfants et les adolescents. Cependant, à l’heure actuelle, le système scolaire chilien aborde cette problématique de manière limitée, et nous avons peu travaillé sur les outils mis à disposition des enseignants pour l’enseignement des dimensions socioculturelles des catastrophes.

Néanmoins, la littérature scientifique internationale, dont la production latinoaméricaine est assez importante, a clairement démontré que les catastrophes ne sont pas naturelles. Dans cette même perspective, la réduction des vulnérabilités ne peut être atteinte que dans la mesure où l’on comprend les facteurs sociaux et culturels qui y contribuent. Par conséquent, au-delà de l’étude des caractéristiques naturelles des phénomènes météorologiques, géologiques ou autres, il est nécessaire d’analyser les comportements sociaux qui déterminent si ces aléas se transforment, ou non, en catastrophes.

Cette intervention montre une analyse de l’enseignement et de l’apprentissage des catastrophes dans le cadre scolaire au Chili. Tout d’abord, la présentation commence par une introduction générale qui parcourt une partie de la bibliographie sur le sujet et permet de définir les bases épistémologiques du travail. Ensuite, je développe une analyse du programme d’études national en identifiant les outils mis à disposition des enseignants ainsi que les obstacles posés par ce cadre général de l’enseignement. Après, j’observe les caractéristiques de la formation universitaire des enseignants, notamment à travers les normes nationales de la formation initiale. Finalement, l’intervention réfléchit sur la manière dont nous préparons les enseignants du primaire et du secondaire pour enseigner sur les catastrophes et les conséquences de ces processus dans la production et reproduction des vulnérabilités.